LORSQUE VOUS SEREZ AUX USA

Vous vous apprêtez à lire la deuxième partie de l’article “Vivre aux USA“. Si vous n’avez pas encore lu cette première partie, je vous invite à la lire d’abord en allant ici.

Votre logement

Les conditions

Trouver un logement en tant qu’expatrié n’est pas toujours simple. Les propriétaires sont plutôt méfiants et vous demanderont notamment votre “credit score”. Ce “credit score” est un système de notes attribuées aux américains qui reflètent leur capacité à rembourser leurs dettes. Au plus la note est haute, au plus facile ce sera d’obtenir un carte de crédit, un crédit,…

Lorsque vous arriverez aux Etats-Unis, vous n’aurez pas de “credit score”. Il faudra donc convaincre les propriétaires de vous faire confiance. Vous n’aurez pas encore reçu de salaire mais vous pourrez montrer votre contrat. En plus de nos contrats, certains propriétaires nous ont demandé d’avoir un garant américain, de payer 6 mois de loyer en avance ou même de montrer nos extraits de comptes belges pour pouvoir nous faire confiance. Il faudra donc vous armer de patience et mettre en avant tout ce que vous pourrez afin de trouver le propriétaire qui vous accordera cette confiance.

Bien que nous ayons loué notre studio à New York et notre maison à LA à des propriétaires privés, il s’est avéré que les complexes à appartements sont généralement plus habitués aux situations des expatriés et donc plus facile à convaincre.

Anecdote

: A New York, nous sommes tombés sur le plus adorable des propriétaires. Il nous a fait confiance malgré que nous n’avions encore que l’un de nos deux contrats à cette époque pour prouver que nous allions pouvoir payer le loyer. Pour Thanksgiving, sachant que nous n’avions pas de famille sur place avec qui célébrer, il nous a inviter chez sa maman dans le nord de New York avec toute sa famille. C’était un très beau moment que nous n’oublierons jamais! Nous sommes encore aujourd’hui en contact avec lui et fêtons depuis lors la fête de Thanksgiving chaque année. J’espère que vous rencontrerez un propriétaire comme lui. 

La localisation

Soyez particulièrement attentif à la localisation de votre logement.

New York

A New York, nous avons eu le choix entre 2 options. Soit un grand appartement avec une toiture terrasse privée avec vue sur Manhattan située à Harlem. Soit un petit studio situé dans la même rue que le Flatiron en plein centre de Manhattan. Nous avons pris le temps de la réflexion et nous avons notamment exploré les deux quartiers, la journée ainsi que la nuit tombée. Nous sommes allés au poste de police à Harlem pour les interroger sur la sécurité dans le quartier. En effet, nous avions reçu de nombreux échos négatifs. Les policiers nous ont répondu qu’ils n’avaient pas l’autorisation de répondre à cette question.

Nous avons donc finalement opté pour le petit studio, choix que nous n’avons jamais regretté! La position centrale dans Manhattan nous a permis de faire presque toutes nos activités à pied. Nous voulions vivre la vraie expérience new-yorkaise. Nous serions clairement passé à côté de quelque chose en prenant l’appartement de Harlem loin des transports en commun, dans un quartier mal fréquenté et duquel nous ne serions pratiquement jamais sorti sauf pour aller travailler.

Los Angeles

A Los Angeles, nous avons choisi de vivre dans le quartier dans lequel je travaille. Le trafic est terrible à LA et je ne souhaitais pas passer la plupart de mon temps dans la voiture. Alexis peut quant à lui faire du télétravail puisqu’il est dirigeant de sa propre entreprise. Nous vivons donc à 3 minutes à pied de mon travail et c’est un réel bonheur! Je rentre à temps tous les soirs pour voir le coucher de soleil depuis notre rooftop où je peux voir le Hollywood Sign, le Griffith Observatory, les studios de Paramount et Downtown. Il s’est avéré en plus que nous vivons dans un des plus chouettes quartiers résidentiels de Los Angeles.

La position de votre logement aura beaucoup d’importance. Faites donc un choix réfléchi et prenez le temps d’explorer le quartier avant de prendre votre décision.

Les loyers

Le prix des loyers vous feront certainement peurs au premier abord. Particulièrement si vous êtes dans une grande ville comme New York, Los Angeles ou San Francisco. Les loyers sont au minimum deux voire trois fois plus élevés que ce que vous connaissez. Mais rassurez-vous, les salaires s’accordent en conséquence. Le coût de la vie est plus important et c’est pour cette raison que vous devez vous renseigner également sur les salaires américains lors de votre recherche de job.

Les contrats de location

Aux Etats-Unis, les baux sont beaucoup plus courts, ce qui vous permettra davantage de flexibilité. Généralement ils ne dépassent pas les 12 mois. La garantie locative sera généralement équivalente à un à deux mois de loyer. Le contrat de location fera certainement une vingtaine de page. Ne vous en effrayez pas, c’est une formalité. Les propriétaires se protègent de tous les procès que vous pourriez leur faire. Lisez bien ces contrats et soyez notamment attentifs aux clauses de rupture. En effet, pour rappel, votre visa dépendra de votre travail, si vous perdez votre job, vous serez invité à quitter immédiatement les Etats-Unis.

Votre banque

Vous allez devoir ouvrir un compte bancaire. Il sera nécessaire afin de percevoir votre salaire, payer votre loyer et faire vos achats sans devoir subir le taux de change en utilisant votre carte étrangère.
Lorsque nous sommes arrivés, on nous a conseillé la banque Chase, notamment car il est facile d’ouvrir un compte chez eux en tant qu’expatriés. Elle possède aussi de nombreuses agences ce qui est pratique. Il faut savoir que si vous retirez de l’argent dans une autre banque aux USA, vous devrez généralement payer des frais. Il faut donc choisir une banque qui est très présente afin d’éviter ces frais.

Pour pouvoir ouvrir un compte, on vous demandera de vous identifier par plusieurs moyens: un passeport accompagné des papiers de votre visa, le contrat avec votre employeur, le contrat de location,… Soyez donc prêt à fournir tous ces documents lors de votre visite. Choisissez également une agence proche de chez vous pour pouvoir demander facilement des conseils à votre banquier par la suite si nécessaire et créer une bonne relation.

On pourrait croire que la société américaine est particulièrement évoluée mais leur système bancaire est particulièrement archaïque. Il n’est pas rare de recevoir ou de payer par chèque. Mon employeur à New York me payait par chèque. Les virements coûte particulièrement chers d’une banque à une autre et les virements gratuits au sein de la même banque sont généralement limité à de petits montants. Heureusement, des sociétés technologiques ont mis en place des systèmes tels que Venmo, TransferWise,… Vous pourrez les utiliser pour faire des transferts d’argent plus facilement. TransferWise sera d’ailleurs le système que je vous préconise pour les transferts à moindres frais des Etats-Unis vers votre pays d’origine ou vice versa.

Astuce

: Si vous avez l’intention de rester plusieurs années aux USA, faites le plus rapidement possible une demande de carte de crédit lorsque vous aurez suffisamment de fonds afin de commencer à construire votre “credit score”.

Votre voiture

Nécessité

Si vous emménagez à New York, mettez de côté l’achat d’une voiture. Le réseau de transports en commun y est très développé et vous permettra de faire tout votre trajet sans soucis!

A Los Angeles par contre, la voiture s’avère souvent nécessaire. Même si vous vivez dans le quartier dans lequel vous travaillez comme moi. En effet, vous voulez pouvoir profiter de la ville (dont les transports en communs sont quasi inexistants). Vous voudrez également profiter des beaux paysages que la Californie a à offrir. En fin, vous en aurez besoin pour voyager. La voiture sera donc rapidement rentabilisée si vous comptez voyager et voir le pays.

Permis de conduire

Le permis de conduire américain n’est pas obligatoire. Vous pouvez conduire avec votre permis étranger. Cependant votre assurance sera bien plus chère si vous ne possédez pas un permis américain. Pour obtenir le permis américain, vous devez passer la théorie comme la pratique. Nous n’avons pas encore notre permis américain car nous avons pu négocier le prix avec notre assureur sous prétexte que notre visa est temporaire. Sur le long terme, je pense qu’il est préférable de l’obtenir.

Achat de la voiture

La recherche

A Los Angeles, nous avons opté pour l’achat de notre voiture sur Craigslist, un site de petite annonce bien connu ici. Malheureusement il n’est pas toujours très fiable. Etant donné que nous n’avions pas besoin d’une voiture au quotidien, nous ne souhaitions pas mettre un gros budget dans l’achat. Nous avons repéré plusieurs vendeurs et avons finalement craqué pour une BMW décapotable de 2001 à $2.500, la voiture californienne par excellence.

La vente

Le vendeur, un policier retraité, vendait la voiture de sa fille et son beau-fils. Ceux-ci venait d’avoir un enfant, et il nous a affirmé que la voiture était en parfait état. Nous avons alors contacté un ami qui s’y connait en BMW et qui nous a confirmé que s’il n’y avait aucune lumière sur la tableau de bord, la voiture devait être en bon état. Nous avons donc conclu l’achat.

Après être arrivé chez nous, nous nous sommes rendu compte que la voiture ne se fermait pas. Après avoir contacté le vendeur, celui-ci nous a répondu qu’il suffisait d’appuyer sur le bouton de la clé… quel génie ! Nous avions bien évidemment essayé cette merveilleuse solution mais en vain. Notre ami nous a suggéré d’acheter une nouvelle clé sur Amazon et de la programmer. C’est une histoire propre au BMW et au voiture plus neuve apparemment. Je tiens à préciser que nous ne nous y connaissons ni l’un ni l’autre en voiture, au cas où vous ne l’auriez pas remarquer…

La més(aventure)

Le lendemain, la voiture a commencé à fumer en pleine ville alors que nous conduisions et la température a très fortement augmenté.

Nous avons donc fait remorquer la voiture jusqu’à chez nous. Après investigation, nous avons constaté que le liquide de refroidissement fuyait car le bouchon avait été remplacé par un morceau de toile isolante. Nous avons donc remis du liquide de refroidissement et remplacer le bouchon. La voiture a tenu quelques jours comme ça avant de retomber en panne. Nous l’avons donc emmenée au garage. C’est alors qu’on nous a signalé qu’on allait probablement en avoir pour quelques milliers de dollar de réparation en nous tendant un papier avec tous les éléments à réparer.

Nous avons recontacté notre ami qui nous a nouveau demandé si le voyant lumineux était allumé. La réponse négative lui a laissé penser que nous nous faisions arnaquer par le garagiste en tant que bons européens. Nous avons alors demandé au garagiste de faire les travaux minimum pour que la voiture roule sans commencer à fumer et en fixant notre budget. Il faut savoir que tout se négocie dans les garages.

Le “Smog Check”

Lorsque vous avez une voiture aux Etats-Unis, vous ne devez pas passer le contrôle technique mais bien le “smog check”. C’est une sorte de contrôle de la voiture qui se fait par l’électronique. Normalement, le “smog check” doit être réalisé par le vendeur avant la vente mais au prix où nous avons acheté la voiture, nous avons accepté de le faire passer nous-mêmes.

En allant faire le smog check, le garagiste constate qu’il y a toute une série de problème sur la voiture, confirmant ce que le précédent garagiste avait dit. Il décide alors de démonter le tableau de bord pour constater que le vendeur, évidement malhonnête, avait collé un morceau de toile isolante noire sur les voyants lumineux. Nous avons donc procédé aux réparations essentielles. Nous avons décidé de ne pas poursuivre ce vendeur pour éviter des répercussions négatives venant de cette personne malhonnête de base.

La morale de l’histoire

Soyez donc prudents en achetant votre voiture. Si vous ne vous y connaissez pas, faites-vous accompagner d’une personne qui s’y connait ou passer par un garage (de votre choix et de préférence que l’on vous a recommandé) avant l’achat afin de faire vérifier la voiture.

Nous nous en sommes bien sortis pour finir. La voiture était très peu chère à la base et nous avons réussi à limiter le coût des interventions en négociant avec le garagiste. Cela peut cependant vous jouer des tours et même être dangereux sur la route.

Notre voiture est aujourd’hui en très bon état et nous a emmené aux 4 coins de la Californie donc nous sommes finalement très content de notre achat… et puis, une décapotable à Los Angeles, il n’y a rien de mieux!

Conduire aux USA

Aux Etats-Unis la conduite est très similaire à la celle en Europe donc n’ayez crainte. Quelques points sont cependant à souligner. Votre voiture sera certainement une automatique, n’utilisez qu’un seul pied pour les deux pédales et cela ira tout seul. En somme, c’est comme “conduire pour les nuls”. Lorsque le feu est rouge, vous pouvez tourner à droite (sauf si un panneau vous indique que vous ne pouvez pas), cela s’avère très pratique mais faites tout de même attention, la priorité est alors à ceux pour qui le feu est vert.

Lorsque vous entendez les sirènes d’un camion de pompiers, de la police ou d’une ambulance, arrêtez-vous. Que vous soyez dans son sens ou dans le sens opposé de la circulation, vous devez vous arrêter dans les deux cas. A San Francisco, tournez vos roues lorsque vous vous garez afin que la voiture ne puisse pas bouger dans les pentes. Si vous ne le faites pas systématiquement, vous risquez d’avoir une amende salée. De manière générale, apprenez à lire tous les panneaux et notamment ceux concernant le stationnement pour éviter les amendes, ou pire, la fourrière.

A noter également, contrairement à l’Europe, la priorité de droite n’existe pas aux Etats-Unis. Les intersections sont marquées par des feux ou des panneaux Stop. Respectez bien le stop, c’est essentiel. Sous le panneau, il sera éventuellement indiqué “All Way”, cela signifiera que tout le monde doit marquer l’arrêt et céder la priorité au premier qui est arrivé. Si “All Way” n’est pas indiqué, vous devez céder le passage à ceux qui se trouvent sur la route perpendiculaire et à celui qui est arrivé en premier entre vous et celui qui vient d’en face. Ce système parait compliqué mais s’avère être beaucoup moins dangereux que notre priorité de droite. Rien n’est laissé au hasard.

Conseil

 : C’est une chose d’acheter une voiture aux USA, ça en est une autre de rouler sur les routes américaines et être bien en règle. Lisez les démarches pour être en règle quand vous achetez une voiture aux USA. Cet article reprend les choses à faire étape par étape pour vous facilitez la vie. On y aborde les choses auxquelles il faut faire attention lors de l’achat ainsi que les documents à obtenir et remplir pour enregistrer la voiture à la DMV.

Les relations

Les nouveaux copains

New York

Lorsque nous avons déménagé à New York, nous avons décidé de privilégier les relations avec les américains plutôt qu’avec des expatriés. Il est très facile de créer des liens à l’étranger avec des gens de son propre pays car l’expatriation crée un très gros point commun, en plus de la langue. Cependant, nous avions envie de sortir de notre zone de confort, d’aller à la rencontrer de vrais américains, d’explorer davantage une culture que l’on connaissait moins.

Il n’a finalement pas été si facile de créer des liens avec des américains. D’abord parce que New York regorge d’expatriés, ensuite parce que nous avons constaté que les américains qui ne sont pas new yorkais et qui vivent à New York viennent là pour gagner un maximum d’argent. Ils ne cherchent donc pas forcément à créer des relations durables.

Alexis, mon époux, a créé des liens très forts rapidement avec ses collègues américains dont un qui nous a d’ailleurs invité à son mariage avant notre départ. De mon côté, j’ai également créer des liens très fort avec une de mes collègues américaine et son mari, cependant tous deux expatriés de longue date! A l’exception de ces quelques personnes avec qui nous sommes toujours en contact aujourd’hui ainsi que notre charmant propriétaire dont je vous ai parlé, il était particulièrement difficile pour nous d’avoir une relation amicale telles que nous les connaissons en Europe avec les américains qui nous semblaient plus superficiels.

Nous avons donc fini par rencontrer des expatriés. Notamment une petite belge architecte avec qui nous nous sommes liés d’amitié. Nous avons très rapidement créé des liens forts puisque nous avions vécu la même expérience de vie.

Los Angeles

A Los Angeles, l’expérience est encore différente. Arrivés ici, nous avons rapidement créer des relations. Soit avec nos collègues ou via le networking. Soit via Instagram, avec de jeunes expatriés comme nous, des expatriés de longues dates ou des américains. Cependant, nous avons aussi constaté que toute une partie de la population à Los Angeles est totalement superficielle. Elle aspire à une autre vie, ce qui les mène parfois à mentir sur la leur. Cela nous a rapidement interpellé mais nous avons aussi constaté qu’il ne s’agit pas d’une généralité. La plupart des gens que nous rencontrons sont réellement charmants.

Malheureusement, cela a quand-même développé chez nous une sorte de méfiance vis-à-vis des nouvelles personnes que nous rencontrons. Nous ne connaissions pas cela en Europe. Heureusement pour nous, les relations que nous avons créées surpassent largement ces quelques exceptions!

Nos amis et familles en Belgique

Partir vivre à l’étranger signifie que vous allez devoir laisser derrière vous vos familles et amis. Ce sera probablement l’une des plus grandes difficultés de cette expérience. Heureusement, la plupart de ces amis et membres de la famille viendront certainement vous voir, même si vous êtes à l’autre bout de la planète. Vous aurez alors l’occasion de vivre des moments avec eux que vous ne pourriez jamais vivre si vous étiez restés en Europe. Vous pourrez aussi expérimenter les vacances dans votre pays d’origine pour les revoir tous et à nouveau vivre de chouettes moments intenses.

Les technologies actuelles permettent de rester en contact. D’ailleurs, malgré le décalage horaire, nous sommes très régulièrement en contact avec nos familles et amis!

Vous constaterez avec le temps que certaines relations s’estomperont alors que d’autres resteront identiques voire meilleures avec la distance. Ce ne sera pas forcément facile à vivre mais rassurez-vous par les nouvelles amitiés que vous créerez.

Soyez avertis que si vous vivez dans un endroit qui fait rêver, vous serez aussi contactés par bon nombre de vos prétendants amis qui tenteront de s’inviter chez vous. Nous avons constaté de notre côté qu’accueillir chez nous pouvait s’avérer difficile. Même avec la famille et les amis proches. C’est la raison pour laquelle nous indiquons aujourd’hui à ces prétendants de bonnes adresses d’hôtels et réservons notre énergie pour accueillir uniquement ceux qui comptent beaucoup pour nous. N’oubliez pas que vous aurez peu de jours de congé et que recevoir chez soi peut être source de stress. Il vaut donc parfois mieux refuser que de se retrouver dans une situation qui ne conviendra à personne.

Le coût de la vie

Comme les loyers, le coût de la vie est bien plus élevé. Attendez vous à des prix généralement 1,5 à 2 fois plus chers. Comme je l’ai dit précédemment, rassurez-vous car les loyers sont en conséquence. Pour ceux qui viendront vous voir, ce sera un désavantage par contre bien que le voyage en vaille la peine!

Ici, vous pourrez vous offrir un verre de vin au prix d’une tournée de bières pour 4 amis chez nous. La bonne nouvelle, c’est que votre consommation d’alcool diminuera.
N’oubliez pas que ni les taxes ni les pourboires ne sont inclus dans les prix que vous verrez sur les menus. Il faudra compter environ 10% supplémentaires pour les taxes et entre 15 et 20% pour les pourboires en fonction de la qualité du service.

Concernant les vêtements, je trouve qu’ils sont très peu chers en comparaison à l’Europe! Les prix pleins sont à peu près identiques mais les américains pratiquent des soldes à peu près toute l’année, il est rare de ne pas avoir un minimum de 25% de réduction sur les articles et quand je craque sur quelque chose, j’attends généralement qu’ils soient soldés à 50% dans les jours ou semaines à venir pour me l’offrir. A nouveau, n’oubliez pas que les taxes ne sont pas comprises dans le prix affiché.
L’essence est, à l’opposé, moins chère qu’en Europe. Cependant, nous avons remarqué après de nombreux roadtrips que les voitures consomment plus. Dans la globalité, ce n’est donc qu’une petite économie.

Les autres petites ou grandes différences

Il y a plein de différences entre l’Europe et les Etats-Unis mais je vous rassure, rien que vous ne puissiez surmonter!

Le système impérial et les fractions

Dans mon domaine, une de ces petites différences m’a semblé être une montagne à gravir lorsque je suis arrivée ici. J’avais pourtant bien constaté sur les autoroutes lors de nos voyages que les distances étaient indiquées en miles mais je n’avais pas compris que tout le système était différent. J’ai donc découvert que je n’allais plus pouvoir utiliser tous les standards que je connaissais en mètre et en centimètre pour dessiner mes plans mais que j’allais devoir dessiner en pouces, en pieds,… La “logique” veut que le pied soit égal à 12 pouces, le yard à 3 pieds, le mile à 1760 yards,… Pour couronner le tout, les décimales ont fait place à des fractions et le pouce est alors divisée en quart, huitième, seizième, trente-deuxième, soixante-quatrième… Imaginez ma difficulté lorsque j’ai dû tracer ma première ligne de 13’-2 3/16”.

Finalement avec quelques post-it sur mon écran, une calculatrice à portée de main et l’aide de mes collègues, j’ai appris à utiliser ce nouveau système bien plus rapidement que je ne le pensais.

Les super héros

Les américains ressentent le besoin d’aider leur prochain et le feront dans la plupart des cas. Si vous vous retrouvez avec un pneu crevé au milieu de nulle part, ne paniquez pas, le premier passant s’il est américain s’arrêtera afin de vous donner un coup de main!

Le sport

La culture du sport est très importante ici et se représente notamment au travers du football américain, du baseball, du basketball, du hockey sur glace… Malgré que je ne sois une très grande fan de sport, je me suis rapidement prise au jeu à Los Angeles avec la saison de basket dont les playoffs se sont joués peu après notre arrivée. A New York, nous avions déjà adhérer à la culture du Superbowl que l’on regarde chaque année depuis lors.

Il nous arrive régulièrement d’aller voir des matchs ou même de les regarder dans un bar avec des amis. C’est un phénomène que nous commençions seulement à expérimenter en Belgique avec nos Diables Rouges.

Le patriotisme

Les américains sont particulièrement fier de leur pays. Même si quelques fois, c’est poussé à l’extrême, c’est agréable de voir cet intérêt commun de la part de tous les habitants alors qu’en Belgique, nous ressentions la division du pays.

Le coût des soins de santé

Le coût des soins de santé aux USA est très élevé, une bonne assurance s’avère donc obligatoire. Elle sera parfois fournie par votre employeur comme avantage. Si ce n’est pas le cas, il existe des assurances à un coût avantageux pour les expatriés qui seront parfois proposées avec votre visa.

Les distances

En Europe, parcourir 1200 km en voiture pour un week-end semble plutôt insurmontable. Ici, un week-end sur deux, nous sommes sur les routes afin d’aller dans un parc national, voir des amis à San Francisco, aller faire des randonnées,… Nous nous sommes totalement appropriés la culture américaine à ce niveau-là.

A New York, je me rappelle avoir été dans l’Etat du Rhode Island (soit 6h de route aller-retour) accompagnée de mon employeur pour une réunion de 2h avec un client. Les distances semblent donc moins grandes à travers les yeux d’un américain.

L’envie d’explorer les environs est également plus grande pour nous. Il ne me serait jamais venue à l’idée en Europe de faire plusieurs heures de route pour faire une randonnée.

La nourriture

Vous n’êtes certainement pas sans savoir que la nourriture américaine est très différente de la nourriture européenne. Même si nous voulions aussi goûter à la cuisine américaine, très vite, le “vrai” pain nous a manqué ainsi que le chocolat, le fromage, le saucisson, les bonnes frites de la friterie, la bière,… A ce niveau-là, nos amis expatriés nous on bien aidé afin de dénicher les produits qui nous manquaient tant à un prix raisonnable. Les copains et la famille nous ont aussi approvisionner en chocolat et en bières belges au fur et à mesure de leur visite.

Nous avons aussi découvert de chouettes petits restaurants qui nous offrent de temps à autre les repas européens raffinés que nous aimons tant. Comme vous le constaterez, nous n’avons pas tout à fait accrochés avec la cuisine américaine.

Cuisiner

Il faut savoir que chez la plupart des américains, bien que la cuisine soient généralement une des pièces les plus grandes, ils cuisinent rarement. Beaucoup d’entre eux se font livrer leurs repas ou ont un cuisinier à domicile pour les personnes plus fortunées. Nous avons de notre côté garder cette habitude européenne de cuisiner la plupart de nos repas et de nous offrir la livraison de sushis ou une sortie dans un restaurant de temps à autre.

La politique

Passons rapidement ce sujet qui m’intéresse beaucoup mais qui crée de nombreux débats donc ce blog n’est pas l’objet.

La politique américaine est axée sur le capitalisme. Si ce système ne vous convient pas, il serait alors plus prudent de choisir un autre pays qui vous correspondra davantage. Nous avions envie d’être baigné dans une mentalité qui pousse l’homme à se surpasser, à développer ses compétences, à travailler et c’est donc certainement une des raisons qui a orienté notre choix vers les Etats-Unis.

Nous sommes d’accord, le système politique américain n’est pas parfait mais il nous correspondait davantage, surtout à l’époque où nous sommes arrivés à New York et qu’Obama a été réélu… peut-être un peu moins à notre arrivée à Los Angeles après l’élection de Trump.

Le soucis de l’environnement

A New York, nous avions été complètement troublés de ne pas avoir la possibilité de trier dans notre immeuble, de recevoir plusieurs sacs en plastique pour nos courses pour éviter qu’ils ne craquent sur le trajet, de voir des tas de gobelets s’amasser dans les poubelles, de recevoir des boites en plastique pour tout,… Il est clair que l’attention à l’environnement était réduite à zéro alors qu’en Europe, nous étions en pleine prise de conscience.

Quelques années plus tard, à Los Angeles, je vois une évolution par rapport à New York puisque l’on ressent très clairement une conscientisation mais elle se fait principalement chez ceux qui peuvent se le permettre puisque l’attention à l’environnement à un coût. Nombreux sont ceux qui possèdent une voiture électrique, c’est devenu cool d’aller s’acheter un café avec son mug réutilisable, il y a plusieurs poubelles afin de trier nos déchets, les restaurants n’offrent plus de pailles en plastique systématiquement mais seulement à la demande, idem pour les sacs en plastique dans les supermarchés,…

On observe donc un peu de changement bien que l’on soit très loin de ce que je connaissais en Europe. Je dois dire que je suis ravie d’avoir laissé derrière nous les personnes qui se sentaient obligées de faire culpabiliser leur entourage de prendre l’avion ou d’avoir des enfants sans pour autant montrer l’exemple mais triste de constater que ce que je pensais être du bon sens ne l’est pas dans tous les pays du monde.

LES AVANTAGES ET LES INCONVÉNIENTS DE L’EXPATRIATION AUX ETATS-UNIS

Quelques inconvénients de l’expatriation

  • la famille et les amis laissés derrière nous
  • la paperasse administrative
  • le manque de flexibilité dans sa carrière professionnelle dû au lien avec le visa
  • le manque de stabilité puisque du jour au lendemain, vous pouvez perdre votre emploi et être invité à rentrer chez vous

De petits désavantages pour de grands avantages :

  • l’ouverture d’esprit par la découverte d’une autre culture
  • l’expérience personnelle et professionnelle
  • la possibilité de choisir l’endroit où vous voulez vivre
  • les nouvelles relations, généralement plus intenses
  • la page blanche
  • la vie qui s’ouvre à vous lorsque vous sortez de votre zone de confort

Articles du blog

New York

Un premier voyage à New York

Californie

Un road trip en Californie et dans l'Ouest Américain

OREGON

Un long week-end en Oregon

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